June 25, 2021

en PACA, Renaud Muselier et Thierry Mariani se rendent coup pour coup

Le premier débat entre Thierry Mariani et Renaud Muselier a eu lieu et il n’était pas prévu. Jeudi 3 juin, sur les quais de la gare TGV d’Aix-en-Provence, le candidat du Rassemblement national (RN) et le président sortant de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, soutenu par Les Républicains (LR) et la majorité présidentielle, se sont retrouvés nez à nez à leur descente du même train. Tous deux sont revenus d’une interview sur un plateau parisien. “Tu dis beaucoup de conneries”, a attaqué Renaud Muselier. ” Toi aussi “, a rétorqué Thierry Mariani.

Deux heures plus tard, dans le quartier aixois du Jas-de-Bouffan où il est venu décliner le volet roulant sécurité de son programme, le président Muselier évoque l’anecdote avec son côté terreux d’ancien rugbyman. « C’est le match ! il savoura. Cela faisait longtemps que je ne l’avais pas vu. Il est tout gris. “

Depuis le lancement de la campagne, la tension monte entre les deux anciens partenaires du RPR et de l’UMP. Encore secoué par le tourbillon déclenché au sein de sa famille politique par sa décision d’accueillir des macronistes sur ses listes, M. Muselier a choisi de s’en prendre à celui que tous les sondages désignent comme son seul rival. Une façon de « Offrez-vous un peu d’air frais après un mois difficile », dit son entourage. « Nous allons faire ressortir les anciennes méthodes du RPR. On frappe “, a laissé tomber le candidat à certains de ses colistiers en début de semaine.

« Diffusion de fausses nouvelles »

Lundi 31 mai, il a porté plainte contre Thierry Mariani devant le tribunal de Marseille pour « diffusion de fausses nouvelles ». Le candidat du RN et de La Droite populaire l’a accusé d’avoir « A embauché plus de personnes dans son bureau et en communication, que pour la sécurité des transports ».

Mercredi, Renaud Muselier s’est rendu, avec journalistes et caméras, devant la mairie de Valréas (Vaucluse), ville que son adversaire a dirigée pendant seize ans pour fustiger son bilan local. Jeudi, à Aix où l’accompagnaient la maire Maryse Joissains et sa fille Sophie, deuxième de la liste dans les Bouches-du-Rhône, la présidente de région passe une dernière couche : « Mon adversaire promet de donner 1 euro pour chaque euro dépensé par les communes pour leur police municipale. Cela représente 1,2 milliard d’euros par an, soit plus de la moitié du budget régional. Que va-t-il arrêter en échange ? Trains, lycées, aides culturelles ? “

Vous avez 52,72% de cet article à lire. Le reste est réservé aux abonnés.

visit this website