June 23, 2021

Emmanuel Macron veut toujours projeter la France dans “le monde d’après”

Le « monde d’après » n’a pas encore complètement balayé le « monde d’avant », mais il le secoue fortement. Lors de la première étape de son “Tour de France”, dans le Lot, d’abord à Saint-Cirq-Lapopie, mercredi 2 juin, puis à Martel et Cahors, jeudi 3, Emmanuel Macron n’a pas laissé de trace. place au doute : il est temps, pense-t-il, d’écrire le dernier chapitre de son quinquennat. Pressé de quitter trop longtemps le rôle de gestionnaire de la crise du Covid-19, le chef de l’État a facilement endossé le costume d’un réformateur en mouvement. La même que celle du candidat « en marche » qui, à l’aube de 2017, promettait de projeter la France dans une économie mondialisée. Ou presque.

« En 2016, il était temps que l’économie se libère. C’était celui de l’émancipation et de la mobilité », explique-t-il jeudi de Martel. La crise des « gilets jaunes » en 2018 a marqué le « De retour d’une France inquiète, il continue. Puis il y a eu la pandémie qui nous a secoués dans l’intimité de nos vies. On sort avec une entreprise qu’il faut qualifier ”.

Lire le rapport : Emmanuel Macron en campagne au pays de cocagne

Les procès arrogants dressés ces dernières années ont, semble-t-il, contraint le président de la République à opter pour une méthode moins brutale que celle qui avait contribué à le hisser au pouvoir. Armé du son “Le personnel du pèlerin” pour “Aller au contact direct” des Français, Emmanuel Macron dit aujourd’hui vouloir, en premier lieu, « Savoir dans quel état se trouve le pays ». ” Je veux entendre. Vous ne vous reformez pas comme vous administrez une potion. Nous ne sommes pas des médecins Diafoirus », explique-t-il, assurant qu’il n’a pas « Idées cachées ».

Emmanuel Macron, président de la République, visite le village de Martel le 3 juin 2021.

Si la première étape de sa campagne à Saint-Cirq-Lapopie, minuscule cité médiévale, lui a surtout donné un bain de foule avec un public macroniste gagné à lui-même et à sa cause, les échanges orchestrés par le maire de Martel, Raphaël Daubet (Radical mouvement) jeudi, aura encore aidé le locataire de l’Elysée à « prendre le pouls » du pays.

« Nous n’avons pas été déçus, mais nous n’avons pas été surpris »

Pendant plus de deux heures, une trentaine « Retraités actifs », c’est-à-dire investis dans la vie associative et communale, sélectionnés par M. Daubet, ont recensé leurs préoccupations, leurs humeurs et leurs interrogations. Il s’agissait des déserts médicaux, des écoles fermées en milieu rural, de l’écologie, de l’Europe mais aussi des retraites que l’on veut plus égalitaires ou de l’insécurité qui inquiète.

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