June 23, 2021

Au Tchad, un tiers de la population a besoin d’une aide humanitaire d’urgence, selon l’ONU

Un tiers de la population tchadienne, soit 5,5 millions de personnes, a « Aide humanitaire urgente », a indiqué vendredi 4 juin l’ONU, qui exhorte la communauté internationale à débloquer rapidement des fonds supplémentaires pour les plus vulnérables.

Ce pauvre état en Afrique centrale et presque entièrement situé dans la bande sahélienne « Face à trois crises humanitaires », ont alarmé l’ONU au Tchad et le gouvernement de ce pays dans un communiqué commun : 4,6 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire, dont 4 millions d’enfants de moins de 5 ans, 1,7 million n’ont pas un accès régulier aux services de santé.

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Par ailleurs, le Tchad abrite un million de déplacés et réfugiés : plus de 500 000 réfugiés du Soudan, de la Centrafrique et du Nigeria voisins, pour la plupart dans le pays depuis plus de dix ans, auxquels s’ajoutent 460 000 déplacés internes.

N’Djamena et l’ONU ont lancé vendredi un Plan de réponse humanitaire (PRH) pour 2021 de 617,5 millions de dollars, soit 13 % de plus qu’en 2020. Moins de 50 millions de dollars ont été versés à ce jour par la communauté internationale, soit seulement 8 % de Besoins.

Nutrition, santé, logement, éducation

« Nous avons un besoin urgent de plus de fonds », précise le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), pour des interventions rapides, notamment dans les domaines de la nutrition, de la santé, du logement et de l’éducation.

Cet appel est lancé alors que le Tchad est sous surveillance de la communauté internationale qui n’a pris aucune sanction depuis qu’une junte militaire a succédé au président Idriss Déby Itno il y a un mois et demi, tué au front contre les rebelles. en avril après trente ans de pouvoir.

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Mahamat Idriss Déby, fils du défunt président, a pris la tête d’un Conseil militaire de transition (CMT) et a immédiatement dissous le gouvernement et le parlement, abrogé la constitution, tout en promettant des élections « Libre et démocratique » à l’issue d’une période de dix-huit mois renouvelable une fois. L’Union africaine et l’Union européenne ont exigé une transition limitée à dix-huit mois qui débouche sur de nouvelles élections inclusives et crédibles.

Le monde avec l’AFP

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