June 23, 2021

A Paris, la création d’une police municipale votée avec les voix de l’opposition

Le projet d’une police municipale parisienne, promesse de la maire Anne Hidalgo (Parti socialiste) aux élections municipales de 2020, a été adopté mercredi 2 juin par 114 voix contre 30, grâce aux voix de l’opposition mais sans celles de la alliés écologistes et communistes.

Mmoi Hidalgo, qui s’était rallié à l’idée en 2019 – un an avant d’être réélu – a salué un « Décision historique » tandis que la police municipale est « Partout ailleurs en France une évidence quotidienne ». Dans une capitale qui n’a pu choisir son maire au suffrage universel qu’en 1977, « Cette décision marque une nouvelle étape dans l’évolution du statut de notre ville vers le droit commun des communes », a-t-elle encore souligné, alors que le conseiller pourrait se déclarer candidat à la présidentielle de 2022.

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La promulgation fin mai de la loi dite globale sur la sécurité, même partiellement censurée, a permis de mettre un terme à cette exception historique. Les premiers policiers municipaux, équipés d’un gilet pare-balles, d’un gaz, d’une matraque, de menottes et d’un appareil photo mais pas d’arme létale, seront opérationnels dès le début septembre, par vagues de 200 ayant terminé les séances d’entraînement.

Répartis dans les divisions du 17 arrondissement, les policiers parisiens pourront émettre des dépôts illégaux, des effusions d’urine, des jets de mégots, des nuisances sonores, des déjections canines, des parkings gênants ou encore des terrasses en surplomb. L’objectif de la mairie est de passer de 3 300 agents, actuellement actifs au sein de la Direction Prévention, Sécurité et Protection (DPSP), à 5 000 pour les Jeux Olympiques de 2024.

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Partisans à droite, critiques à gauche

Des élus de droite, qui réclamaient cette police municipale ” Depuis de nombreuses années “, a voté pour le projet tout en soulignant ses nombreux défauts. « Un policier sans arme est une cible », a ainsi estimé la députée Brigitte Kuster (Républicains, LR). En l’absence de « Prérogatives supplémentaires » par rapport au RPDB, il “N’aura que le nom”, meanwhile lamented Nicolas Jeanneté (Les Centristes).

Pour le maire du 15e arrondissement Philippe Goujon (LR), this municipal police “N’aura pas 5 000 policiers” Comme annoncé “Mais seulement 3.400, le reste étant composé de médiateurs et de simples agents de surveillance”. « Tous ces 5 000 agents contribuent à la tranquillité publique », a répondu Nicolas Nordman, adjoint à Mmoi Hidalgo à la sécurité et défenseur du projet, citant l’exemple des rixes au cours desquelles des médiateurs interviennent en amont.

Craignant un désengagement de la police nationale, écologistes et communistes ont voté contre. Police municipale « Ne répondra pas aux problèmes de sécurité publique », a déclaré Fatoumata Koné (Europe Ecologie-Les Verts), qui dénonce la « Transfert de compétences de l’État aux collectivités locales » sans pour autant « Les moyens financiers ou assiettes fiscales ». “Tous les maires communistes” qui ont mis en place une police municipale « M’a confirmé que ces créations entraînaient un retrait de l’État de ses missions sécuritaires », a également assuré Nicolas Bonnet-Oulaldj (Parti communiste français).

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Le monde avec l’AFP

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