June 25, 2021

A Marseille, la municipalité rachète le « McDo solidaire »

Quelques larmes de joie, des câlins et des clés levées bien au-dessus de leur tête pour symboliser la réussite de leur combat. Les bénévoles du McDonald’s de Saint-Barthélémy (14e) a célébré dignement, mercredi 2 juin, la décision de la ville de Marseille d’acquérir les locaux.

Occupé depuis décembre 2019 par ses salariés en conflit avec leur direction, puis transformé au fil des mois en une grande plateforme de solidarité autogérée pour les habitants des quartiers populaires de Marseille, le “McDonald’s”, devenu “L’Après M”. , sera bientôt préempté par la municipalité. « Une belle victoire », sourit Kamel Guémari, ancien délégué syndical du restaurant et figure emblématique du lieu.

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Sur le parking de l’immeuble aux couleurs vives, le maire (Parti socialiste) et chef de file du Printemps marseillais, Benoît Payan, est venu en personne annoncer la nouvelle, accompagné de quelques députés. “Avant-hier j’ai eu le président de McDonald’s France pour l’informer de la décision de la ville”, M. Payan a expliqué. L’enseigne n’a pas formalisé d’accord mais confirme, dans un communiqué laconique, “Etre entré en discussion pour la vente du site de Saint-Barthélemy à la mairie de Marseille, qui deviendrait l’unique propriétaire”.
L’achat, qui doit être validé le 9 juin par le conseil municipal, tournerait autour de 650 000 euros, en ligne avec l’estimation d’Estates pour ce site de 4 500 m².2, dont 600 m2 de cadre. Un prix que McDonald’s France ne confirme pas.

Occupation illégale

Le rachat par la municipalité met fin à la menace d’expulsion qui pèse sur L’Après M. L’ancien fast-food peut distribuer entre 800 et mille colis alimentaires chaque semaine et accueillir de nombreuses activités sociales, il reste occupé. illégalement. Il y a moins d’un mois, des huissiers mandatés par le propriétaire sont venus constater les conditions de sécurité de l’immeuble. « Nous avons estimé qu’une procédure d’expulsion pouvait intervenir à tout moment, reconnaît Fathi Bouaroua, trésorier adjoint de L’Après M, et l’un des concepteurs du projet de reconversion. En devenant propriétaire, la municipalité met fin à cette tension. “

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Travaillant sur le dossier depuis plusieurs mois, l’exécutif marseillais, élu en juin 2020, a d’abord sollicité le soutien d’une fondation caritative pour reprendre la place. Puis, ayant remarqué un « Une certaine réticence de la part des partenaires potentiels », selon les mots du député à l’économie, Laurent Lhardit, il a opté pour l’achat direct.

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